L’équilibre n’est pas uniquement l’habileté à se tenir sur un pied. L’équilibre est aussi présent, enfin on l’espère, quand on est assis sur sa chaise à roulettes, devant son écran.
Quand je vois sur mon blogue que mon dernier carnet remonte à près de deux mois, mon cœur de blogueuse se serre… Mais à bien y penser, voilà une saine réaction! Je vous explique.
La semaine dernière, je suis allée travailler à l’écart. Un chalet. Pas de téléphone. Pas d’internet non plus. Ou si peu. J’avais pour mission de revoir une quantité astronomique de documents pour un projet. J’étais en compagnie de deux amis, eux aussi en séance de rattrapage.


Je le savais déjà avant de partir. J’en ai eu la confirmation. Le projet sur lequel je bosse est envahissant et déprimant. J’aurai beau quitter mon bureau, aller sur une île paradisiaque pour travailler, il n’en demeurera pas moins que traiter des polluants chimiques et de leurs effets sur la santé n’a rien de réjouissant.
Si au moins, une fois l’ordinateur éteint, je pouvais simplement passer à autre chose! Comme l’ont constaté mes deux amis, c’est loin d’être le cas. J’en suis venue à me questionner sur tout. Le savon à mains, les ustensiles, le rembourrage si confortable du divan, les vêtements que je porte, le dentifrice que j’utilise… même en débouchant une bière, je me pose des questions!
Et le jour où je décide de faire comme si je ne savais rien de tout ça, d’ignorer ma petite voix scientifique, ce sont les autres qui posent les questions! Très dur sur l’équilibre!
Alors voilà. Je deviens allergique au projet. D’où le silence sur le blogue, puisque la plupart des nouvelles sur lesquelles j’y réagissais étaient liées à la santé et à l’environnement.
En fait, pas tant que ça. Maintenant que j’y reviens, je vois que j’ai aussi parlé d’autres choses! Il y a de l’espoir. La blogueuse en moi revient à la vie!
Mais, dites-moi… Comment vous sortez-vous des projets qui deviennent toxiques?

9 juillet 2008 à 1:51 |
[...] un blocage avec un projet qui m’envahit, qui m’étouffe. Comment cela en est-il venu à me couper l’inspiration totalement? [...]