Mon bureau fait moins de 200 pieds carrés. Deux postes de travail, trois cabinets muraux, une bibliothèque, un classeur, deux imprimantes, un scanneur, un garde-robe plein de patentes, une fenêtre, quatre plantes, deux babillards. Un téléphone aussi.
Mon poste de travail est enseveli sous la paperasse et les gadgets électroniques que j’oublie de ranger et qui finissent par se perdre entre deux dossiers, avec mes crayons préférés.
Les piles des projets ont fini par fusionner, ce qui n’est pas très pratique.
Ma boîte de réception d’Outlook débordait de courriels non classés.
Et ma liste de choses à faire s’allongeait considérablement. Tout y est urgent, il va sans dire.
Pourtant, tout l’avant-midi, j’ai classé des courriels, travaillé sur un truc par urgent du tout, téléphoné à mon chum au travail sans but précis.
La liste et ses nombreux points et sous-points m’implorent de leur porter attention. Ils savent mieux que moi que si je ne m’occupe pas d’eux, chaque point risque d’en souffrir un peu (ou beaucoup).
Le café n’a rien changé.
Écrire sur mon blog ne faisait pas partie de la liste.
…
Travailler de la maison, c’est chouette 80 % du temps. Mais les 20 % où la motivation s’absente, ce n’est pas joyeux.
Et on dirait qu’elle trouve le moyen de prendre congé quand l’horaire est le plus serré! Comme si je pouvais me passer d’elle quand l’agenda craque de partout!
…
L’aquarium aurait peut-être besoin d’un petit ménage.
Les CD sont en désordre, je pourrais les ranger en ordre de couleur…
Définitivement, ça ne semble pas vouloir s’arranger pour aujourd’hui!

29 avril 2008 à 10:47 |
Je te comprends. J’ai vécu en télétravail pendant 2 ans. À la fin, je prenais mes cliques et mes claques, mon ordinateur portatif, et j’allais m’installer ailleurs pour travailler.
L’avantage du travail à la maison est qu’on est à la maison. Le désavantage est la même raison. Bien franchement, certaines personnes travaillent de la maison mais ont aussi un travail nécessitant de se rendre à l’extérieur. Par exemple, un humoriste peut bien travailler de chez lui, par contre il se rend souvent à l’extérieur pour se produire. J’ai un de mes amis qui est repèreur (? orthographe) pour le cinoche. En règle générale, il reste chez lui pour la majeure partie de son travail, à chercher des contacts, à fouiller sur Internet, à remplir de la paperasse. Mais il doit aussi se rendre sur place, visiter, vérifier le quartier, parler aux gens, etc.
Mon travail de programmeur offre pas cette opportunité. C’est super pour un ou deux mois, c’est correct pour six ou sept mois, après un an et des poussières, du moins pour moi, c’était intenable. Je me rendais chez des amis pour travailler, chez des collègues, dans des cafés Internet, partout pour ne pas être chez moi.