Vent du sud

J’ai éteint mon ordinateur et les lumières de mon appartement. J’ai rangé mes soucis dans mon tiroir et je l’ai fermé à clé. J’ai pris ma petite valise par la main, direction Mexique.

Une semaine, ce n’est pas si long, mais ça fait des miracles. Aucune obligation, aucun coup de fil à retourner, même pas besoin de penser à ce qu’on préparera pour le souper. Seule question qui tienne : de quoi ai-je envie maintenant? Fermer les yeux pour apprécier le vent de la mer? Prendre un petit verre au bord de la piscine? Lire mon roman, les pieds dans le sable? Fixer l’horizon? Nager avec les poissons?

À mon départ, ma valise à roulette s’enfargeait dans la sloche et la glace. À mon retour, elle trottinait sur le gravier laissé sur la chaussée par le passage des glaciers. Et les vélos étaient sortis, fougueux comme les écureuils qui ont repris leur chasse aux trésors.

Je ne dis pas que le retour au travail soit facile. Ma pile de courrier m’implore, sans parler de ma boîte vocale et de mes courriels qui me démontrent qu’ici, on est plus à l’heure du Mexique.

Mais j’ai la tête légère et l’esprit plus clair. Si mes pas sont toujours au rythme du sud, c’est tant mieux. Ils auront tôt fait de revenir à un train d’enfer.

Air Minimal

Je n’ai pu m’empêcher de pouffer de rire en voyant l’annonce d’Air Transat allégant « Plus d’espace. Plus de confort. »

Pour les deux vols Montréal-Cancun, les sièges étaient si rapprochés que je n’arrivais pas à aller chercher le sac que j’avais dû pousser du pied sous le siège de devant, faute de place dans les compartiments au dessus de nos têtes. Je suis un poids plume, pourtant je ne pouvais pas mettre les bras le long de mon corps si les appuie-coudes étaient baissés. Mes jambes sont demeurées à 90 degrés tout le long du vol : je ne pouvais les bouger dans aucun sens. Et, bien sûr, puisque les rangées sont compactées au maximum, on n’arrive plus vis-à-vis les hublots. Avec un peu de chance, on est entre 2 hublots, ce qui permet au moins de s’appuyer la tête pour dormir. Tant qu’à ne pas pouvoir regarder dehors, aussi bien pouvoir fermer l’œil!

Le comble du ridicule : le « léger repas » servi à bord. Des mets chinois congelés de marque Wong Wing. Des boules de poulet panné (plus de pâte que de poulet) accompagnées d’un riz infect, le tout servi dans sa boîte de carton. Et si vous acceptez ce repas, pensez-y à deux fois. Non seulement vous resterez sur votre faim, mais vous resterez aussi pris avec votre tablette baissée, votre boîte, votre verre et plus assez d’espace pour le petit oreiller ni pour votre roman de poche durant de longues, longues minutes… Car le service, lui aussi, est réduit au maximum!

2 Réponses vers «Vent du sud»

  1. Katia Raymond dit :

    Nous, le vol sera un peu différent… quoique nous aurons à nous occuper de nos deux mousses durant plus de 14 h dans un endroit restreint quand même. En effet, en classe affaires, on a de la place! Les bancs peuvent se coucher pour nous faire un petit lit et les voisins sont loin de nous! Aussi, nous avons un menu (comme dans un resto chic) pour nous annoncer les repas. On a des choix à faire et des repas de 5 services! Un problème quelconque? Une hôtesse se fera un véritable plaisir de nous aider et même de prévenir les pépins. Petit est grouillant? Les hôtesses vont s’en occuper un peu, l’amener se dégourdir les jambes, etc. Le gros luxe, quoi! :)

  2. Katia Raymond dit :

    Mais j’ai oublié de dire que ce n’était pas donné… quelque 5000$ Merci SNC!

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