Dénoncer une situation qui met la santé des gens en danger devrait être encouragé. Pourtant ceux qui sonnent l’alarme, sont souvent victime d’intimidation, quand on ne les réduit pas carrément au silence.
En Californie, les démarches pour évaluer la sécurité de l’utilisation de substances qui retardent l’inflammabilité des matériaux prennent une tournure prévisible. L’Environment Protection Agency (EPA) a remercié la scientifique responsable du groupe de travail sur le sujet, la toxicologue Deborah Rice, après avoir reçu des pressions des lobbies de l’industrie chimique.
Under pressure from the chemical industry, the Environmental Protection Agency has dismissed an outspoken scientist who chaired a federal panel responsible for helping the agency determine the dangers of a flame retardant widely used in electronic equipment.
Toxicologist Deborah Rice was appointed chair of an EPA scientific panel reviewing the chemical a year ago. Federal records show she was removed from the panel in August after the American Chemistry Council, the lobbying group for chemical manufacturers, complained to a top-ranking EPA official that she was biased.
Le même phénomène se produit au Canada. Plusieurs batailles du genre sont en cours ou se préparent et trouveront sur leur chemin les représentants de l’industrie chimique et d’autres industries aussi. Je ne vous dis même pas à quel point il devient difficile de convaincre des gens dont la réputation scientifique n’est plus à faire de prendre position dans certaines causes.
Nous avons besoin que les experts prennent la parole. Or l’industrie, avec ses avocats, ses relations influentes et ses gros sous, bâillonnent ceux qui arriveraient à faire progresser des causes où la santé publique est en jeu.
C’est révoltant que les gouvernements ne protègent pas mieux sa population et ceux qui sonnent l’alarme. Combien de temps encore serons-nous prisonniers des intérêts corporatifs?

Publié par deuxiemetiroir 
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