Le clonage a la cote

Cette semaine, le clonage fait les manchettes. D’abord, la FDA a décidé que les produits provenant de bovins clonés ne présentaient pas de problèmes pour la santé humaine et pouvaient donc être commercialisés. Puis, on apprend qu’un embryon humain a été cloné à partir de cellules de peau en Grande-Bretagne.

Carpaccio de clone

La première nouvelle ne fait évidemment pas l’unanimité. De la viande de clone? Un fromage de lait de clone? Sincèrement, je ne sais qu’en penser. Il y a tant à évaluer pour ce genre de technologie avant de dire si oui ou non sa commercialisation est souhaitable…

Le clonage d’animaux d’élevage présente-t-il un réel avantage? Les laboratoires où ils seront produits seront-ils bien surveillés et réglementés? Les clones subiront-ils une quelconque souffrance? Cette technique a-t-elle un impact environnemental caché? Y aura-t-il un étiquetage permettant de savoir si les produits proviennent de clones ou non?

Je crois qu’avec un cheptel d’à peine 570 clones bovins aux États-Unis en ce moment, nous ne sommes pas à la veille de déguster un steak de clone. Mais avant que ces produits n’atteignent nos tablettes, il faudra s’assurer de réglementer leur production et leur distribution, d’encadrer clairement le clonage commercial. Nous ne l’avons pas fait lorsque les OGM sont apparus… ne répétons pas cette erreur!

Cultiver ses doubles

Non, cloner un embryon humain à partir de cellules de peau n’est plus de la science fiction. Ce n’était qu’une question de temps.

Quel intérêt? Cette technique pourrait un jour permettre de faire du clonage thérapeutique, c’est-à-dire produire des cellules souches pour réparer les organes d’un humain, enfant ou adulte. Encore faudra-t-il qu’on accepte que les embryons clonés soient détruits pour extraire les précieuses cellules souches. Soulignons qu’on ne détruit pas un fœtus, mais bien un embryon, soit une minuscule masse de cellules.

Après la fraude Sud-Coréenne de 2006, les critiques sont très alertes et analysent les résultats de l’équipe californienne sous toutes les coutures. Jusqu’à présent, l’équipe montre patte blanche et a fourni toutes les preuves attestant leur exploit.

Recherche insolite

Heureusement, toutes les nouvelles scientifiques ne soulèvent pas tant de controverse. Aussi, j’ai été rassurée aujourd’hui d’apprendre que nos amis les chiens seront bientôt mieux compris. Un ordinateur est maintenant capable de décoder leurs jappements! Toute une avancée!

2 réponses vers «Le clonage a la cote»

  1. Y-man dit :

    Le décodeur à jappement sera la prochaine option sur les Blackberry

  2. Serge dit :

    Dans le dossier des aliments provenant de clones, je souhaite qu’on ne fasse pas juste “suivre” les Américains, comme on le fait si souvent.
    J’espère qu’on aura un étiquetage obligatoire clair, comme ça devrait être le cas pour les OGM.

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