Entre la réalité virtuelle et la science spectacle

28 novembre 2007

J’ai commencé ma journée en jouant à sauver le monde avec Francine Grimaldi.

Le Centre des Sciences de Montréal présentait ce matin sa nouvelle programmation aux médias. Laissez-moi vous dire qu’ils ont fait un grand pas en avant! Les nouvelles salles sont d’une qualité incroyable. L’équipe du Centre des sciences s’est surpassée pour nous donner un avant-goût futuriste des technologies.

Mais ce n’est pas seulement une visite technologique! Par des jeux, les jeunes acquerront des connaissances sur un vaste éventail de sujets. Du développement durable à la physique de l’optique et de l’acoustique, ils feront travailler leurs neurones! Ils deviendront des reporters scientifiques, ils gèreront des crises humanitaires, ils seront DJ… aucun sens n’est épargné!

 

Centre des sciences de Montréal

Pour le lancement, 450 jeunes ont pris d’assaut les nouvelles installation du centre. Heureusement… car les journalistes avaient bien besoin d’eux pour apprivoiser autant d’interfaces graphiques, de réalités vurtuelles et d’outils interactifs!

On se sent vite dépassés devant tous ces gadgets, qu’on soit accro de technologie ou pas. Quand on voit les enfants de 9 ou 10 ans analyser en deux temps trois mouvements le fonctionnement de ces trucs-machins, on saisit la différence entre eux et nous: ils sont nés avec une souris ou un clavier à portée de main! C’est à peine s’ils ne sont pas Bluetooth!

De notre côté, nous trouvons ça beau, impressionnant… mais ce que nous pouvons être empatés quand il s’agit d’utiliser ces écrans tactiles géants!

Pour ceux que ça intéresse, il y aura des portes-ouvertes le 1er décembre. La visite sera gratuite pour tout le monde. Prévoyez 3 heures pour faire le tour si vous voulez profiter de l’expérience!


La tentation d’hiverner

27 novembre 2007

Quand la fenêtre de mon bureau donne sur une rue enneigée et des trottoirs glacés, un ciel gris et des branches nues secouées par le vent, je deviens comme un écureuil se préparant pour l’hiver.

Non, je ne fais pas exprès d’accumuler des réserves de graisse… ce qui peut arriver quand même! Mais j’ai la tentation d’hiverner, de rester à l’abri.

Et comme mon bureau est à la maison, quoi de plus facile? C’est ainsi que je réalise parfois que je ne suis pas sortie de chez moi depuis des jours. C’est probablement de là que vient le petit surplus de graisse… mais au-delà de ce léger bourrelet, c’est un engourdissement généralisé que je constate. Mon corps réagit à cette baisse d’activité. Serais-je vraiment sur le point d’hiverner?

Bien que mon côté un peu marmotte trouve l’idée séduisante, mon côté jeune femme dynamique résiste. Aussi, soudain, j’ai rempli mon agenda d’événements, de rencontres, de rendez-vous… Vite! Je dois reprendre de la vigueur!

Aujourd’hui, une de mes compagnes de bureau a voulu m’encourager et me faire croire que c’est le printemps qui arrive, et non l’hiver. Mon orchidée a ouvert une fleur…


Une semaine en novembre

25 novembre 2007

Quand on n’a rien de positif à raconter, on se tait. Je ne pouvais certainement pas raconter pour un 2e post consécutif que tout allait un peu croche!

Que s’est-il donc passé dans mon mode cette semaine de novembre. En même temps que la neige, une pluie de petits riens et de grains de sables dans les engrenages s’est abattue sur mon entourage. À chaque coup de fil, on me disait que c’était une mauvaise journée. J’ai fait collection des mauvaises nouvelles, des petites plaintes personnelles, des problèmes à régler.

Ai-je rêvé tout cela? Les belles paroles ont-elles passé pour un bruit de fond?

Aujourd’hui, la dernière semaine de novembre commence. Le ciel est voilé, le vent souffle en rafale. J’espère qu’il soufflera cette brume qui cache toute la beauté.


Conspiration technologique sur la rue Drolet

15 novembre 2007

La tension monte d’un cran. On échange un regard où se lit un mélange de désarroi et de colère. Pourtant, ce n’est rien de grave : la porte du four à micro-ondes a du mal à ouvrir. Banal.

C’est l’accumulation qui compte! Depuis quelques temps, c’est la conspiration dans tout l’électronique de l’appartement. Les ordinateurs ont ouvert le bal. Une pièce par-ci, une incompatibilité par-là. Le réseau qui flanche, les logiciels corrompus… une avalanche de problèmes informatiques qui, bien sûr, rendent mes journées frustrantes. Et mes soirées aussi, puisque mon chum les passe à faire le mécanicien.

Mais s’il ne s’agissait que de ça! Le lecteur DVD a fait la gueule.

« – Non! Je ne lis plus!

– Mais on ne t’a pas demandé ton avis, lecteur… c’est ton travail!

– Fatigué. Non, c’est sans appel! »

Il a fallu lui faire un massage du moteur, avec un peu d’huile, avant qu’il ne décide de revenir à la tâche.

La caméra numérique développe des troubles de personnalité. Elle décide dans quel mode elle veut travailler même quand les commandes lui disent autre chose.

Le Palm de Serge a rendu l’âme.

Le nouveau Palm n’a pas aimé son mariage avec le portable.

Le nouvel antivirus a fait planter le portable susmentionné. Le réseau n’a pas aimé le nouvel antivirus non plus.

L’ordinateur de backup, proche de sa retraite, prend des congés maladie de plus en plus souvent. Il oublie de se réveiller.

Je vous jure, c’est une conspiration!

Avec tous ces écueils technologiques récents en tête, Serge s’en va installer le nouvel ordinateur de ses parents ce soir…

Bien voilà! Il risque de rentrer tard…

C’est peut-être une épidémie!? Y a-t-il des vaccins électroniques?


Homo toxicus et Homo oublius

12 novembre 2007

La semaine dernière, j’ai assisté à la première du documentaire Homo toxicus de Carole Poliquin. Depuis quelques années, je travaille de temps à autres sur la question des perturbateurs endocriniens abordée dans ce documentaire. Malgré cela, un tel condensé sur ce problème a été tout un wake-up call!

À voir absolument! Il y a une représentation mardi le 13 novembre et il sera présenté à Télé-Québec bientôt. Je vous le rappellerai quand ce sera annoncé!

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L’automne a ses bons côtés. N’empêche que c’est une période de l’année où on a besoin de faire le plein d’énergie. Je partais pour une fin de semaine au Lac Brome avec un seul objectif : détente!

Vendredi après-midi. Petit rush inattendu au travail. L’heure fixée pour le départ arrive et mes bagages ne sont toujours pas faits. J’attrape mes trucs rapidement, je remplis mon sac et on part.

Toute la semaine, j’avais rêvé à la visite au spa. Massage, sauna, bain tourbillon… quoi de mieux pour dénouer les muscles? Arrivés à la chambre, en me laissant tomber sur le lit douillet, je me dis : « Ah oui! Bonheur! On va au spa demain! »

Et c’est là que ça me frappe. Dans mon empressement, j’ai oublié… mon costume de bain!


Les pèlerinages

8 novembre 2007

Pierre Foglia raconte l’expérience d’un Québécois qui a parcouru l’Afrique à vélo. Sans surprise, ce périple l’a changé et lui a donné l’occasion de s’interroger sur son existence, sa vie, et tout ce qu’on ne brasse pas assez souvent dans sa tête…

À une autre époque, il y avait les pèlerins qui prenaient la route dans le dénuement pour se rapprocher de leur foi. Ils s’imposaient une épreuve et en revenaient changés.

Aujourd’hui, bien que ces pèlerinages religieux existent encore, je crois que nous avons transformé ce rituel. Qu’il s’agisse de voyages ou simplement d’une randonnée, nous nous extirpons de notre confort pour mieux nous retrouver.

Sentier des Caps, Charlevoix, Québec. Nous sommes à l’été 2004. Je pars pour deux jours dans les montagnes. C’est la première fois que je fais une randonnée comme celle-là. À monter et descendre les montagnes successivement sur plus de 30 km, avec trop de kilos sur les épaules, mes jambes n’en peuvent plus à la fin de chaque journée. Et la tête dans tout ça? À chaque inspiration, je me sens vivante. Je me dis que la vie est simple, après tout. Le soir, près du petit réchaud, à me débarbouiller avec l’eau d’un ruisseau, je me questionne sur le mode de vie étourdissant que j’ai adopté… Je reviens de ma randonnée les idées plus claires.

Sentier des Caps, Charlevoix, 2004

Thaïlande, janvier 2007. Dans le petit village où nous avons dormi, dans les montagnes du nord, je retrouve le même dénuement que dans mon refuge du Sentier des Caps. En regardant les gens vivre simplement, les mêmes questions surgissent. Une fois de plus, au retour de mon voyage, j’ai les idées plus claires…

Village tribal, Thaïlande, 2007

Île Grande Basque, Québec, été 2007. Grand air. Grand ménage dans la tête…

Île Grande Basque, Archipel des Sept-Îles, Québec, 2007

La posologie est simple: sortir de la ville le plus souvent possible! Pédaler, marcher, pagayer, peu importe… mais changer de paysage!

Et vous, quels sont vos pèlerinages?