Un matin en Arkansas

Matin ordinaire. Café, journal. La une montre les panaches de fumée californiens. Je déplie la page et le malaise commence.

Identité québécoise et projet de loi ridicule. Imam expulsé. Commission Bouchard-Taylor. Violence à l’école. Au fil des pages, il y a du racisme, de la xénophobie, des allégations de torture.

Puis « Un village qui n’aime pas les étrangers ». Un fait divers qui finit par une généralisation du maire dudit village : « […] nous avons tendance à être jaloux de la réussite des immigrants. Cette malheureuse réalité […] touche l’ensemble du Québec. »

Le malaise grandit.

Le ton est donné pour la suite du cahier, auquel on ajoute les scandales financiers et autres nouvelles réjouissantes, alors que je me mets à songer : un étranger qui lit se journal se croira en plein cœur de l’Arkansas, pas dans le Québec que je connais!

La page suivante m’apporte un début de réponse. On y titre « Enfants maltraités en hausse à Montréal, la DPJ pointe les troubles mentaux des parents ».

Plus de troubles mentaux qu’avant? Tiens donc… ça expliquerait ce dérapage?

Vous trouvez mon affirmation grossière? Pourtant, c’est exactement le genre de raisonnement qui nous mène à ce brouhaha de nouvelles sombres et sinistres, qui donne au Québec une teinte si blafarde, grillée en habitant…

Laisser un commentaire