Le rouge

30 octobre 2007

Pulpeuses lèvres bien rouges. Comme nous aimons cette moue affriolante qui fait craquer les hommes.

Votre rouge à lèvres est votre arme de séduction massive? Sachez qu’il recèle d’autres secrets que celui de votre succès auprès de ces messieurs!

Certains rouges de L’Oréal, Cover Girl, Maybelline et même Dior contiendraient en effet… du plomb!

On retire des tablettes les jouets fabriqués en Chine dont la peinture est toxique. Puis on s’enduit les lèvres de rouge au plomb. Déprimant.

Entrevue avec Stacey Malkan, porte-parole de Campaign for Safe Cosmetics


Monde d’image

30 octobre 2007

Du matin au soir, notre oeil de consommateur perçoit des milliers de messages publicitaires, reconnait des marques, fait des associations parfois un peu périlleuses pour la santé mais sûrement excellentes pour le marché.

Comme adultes, nous nous savons manipulés. Notre jugement est affecté par ces campagnes de marketing, mais notre esprit critique en filtre une bonne partie, heureusement.

Qu’en est-il des plus petits? Des petites filles par exemple? Dove propose une illustration très frappante de cette question.


Dans la cour des autres

29 octobre 2007

De nos jours, plomb et autres métaux lourds riment avec toxicité. La plupart des gens savent qu’il faut les éviter, qu’ils font des dommages à notre organisme, qu’ils sont très nocifs pour nos enfants.

Ce que moins de gens savent, c’est que ces métaux – et bien d’autres composés tout aussi nocifs – font partie de notre quotidien puisqu’ils se cachent dans nos gadgets électroniques. Puisque généralement, comme on ne gruge pas les fils de nos appareils et qu’on les abime le moins possible, ça va. On l’espère du moins.

Mais une fois que votre disque dur est vraiment décédé, que votre ordinateur ne veut plus vous aider dans votre travail, que votre cellulaire ne vous plaît plus…? Non, je sais, vous ne les détruisez pas pour autant. Vous les envoyez au recyclage. Je vous ai assez cassé les oreilles avec ça… ;o)

Imaginez la douche froide que j’ai eue en regardant les images des travailleurs chinois qui « recyclent » nos gadgets pour en tirer tout ce qui est possible d’en tirer…

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Enfant de Guiyu, la ville du recyclage électronique, en Chine.

Photo d'Edward Burtynsky, Guiyu, Chine 2004.
Des milliers de cartes électroniques dont on a fondu les soudures de plomb
pour récupérer les puces et autres composantes,
avec des techniques rudimentaires et loin d’être sécuritaires.

Je vous jure, il n’y a rien de simple! On pense bien faire et on balaie le problème dans la cour des autres. Quelqu’un peut-il me dire comment je peux m’assurer que je ne contribue plus à ce non sens?


Bonheur d’automne

26 octobre 2007

En fin de journée, j’ai sillonné mon quartier à pied pour profiter de l’air d’octobre, dans une lumière chaude et réconfortante.

Les promeneurs sont peu nombreux à cette heure. Mais sous cette pluie de feuilles aux couleurs dorées, leur sourire et leur regard serein apporte un plaisir timide, presque enfantin. Pour peu qu’on cesse d’éviter les regards, on le remarque tout de suite : les gens de Villeray sont heureux.

Cette dame à la Boulangerie Farah, par exemple. D’une allure timide, elle s’illumine quand on se met à lui parler. Sa chaleur, et le parfum de ses baklavas, m’ont accompagnée jusque chez moi.

Il y a des moments comme ça où on prend conscience d’une harmonie, d’une paix tranquille. Rien ne cloche. On se sent léger, chanceux et complice de tout ce qui fait de instant un petit bonheur.


Un matin en Arkansas

24 octobre 2007

Matin ordinaire. Café, journal. La une montre les panaches de fumée californiens. Je déplie la page et le malaise commence.

Identité québécoise et projet de loi ridicule. Imam expulsé. Commission Bouchard-Taylor. Violence à l’école. Au fil des pages, il y a du racisme, de la xénophobie, des allégations de torture.

Puis « Un village qui n’aime pas les étrangers ». Un fait divers qui finit par une généralisation du maire dudit village : « […] nous avons tendance à être jaloux de la réussite des immigrants. Cette malheureuse réalité […] touche l’ensemble du Québec. »

Le malaise grandit.

Le ton est donné pour la suite du cahier, auquel on ajoute les scandales financiers et autres nouvelles réjouissantes, alors que je me mets à songer : un étranger qui lit se journal se croira en plein cœur de l’Arkansas, pas dans le Québec que je connais!

La page suivante m’apporte un début de réponse. On y titre « Enfants maltraités en hausse à Montréal, la DPJ pointe les troubles mentaux des parents ».

Plus de troubles mentaux qu’avant? Tiens donc… ça expliquerait ce dérapage?

Vous trouvez mon affirmation grossière? Pourtant, c’est exactement le genre de raisonnement qui nous mène à ce brouhaha de nouvelles sombres et sinistres, qui donne au Québec une teinte si blafarde, grillée en habitant…


Les jardins de Manhattan

19 octobre 2007

Les longues palissades bigarrées des buildings. La mosaïque humaine et fluide de la foule. Le tintamarre incessant des voitures, camions, travaux de réfection. Et le soleil d’automne, rassurant, apaisant pour les deux filles du nord qui foulaient le sol new-yorkais.

Bryant Park

Bryant Park, New York

Une très agréable semaine, en somme! New York me séduit chaque fois que je m’y rends. J’aime les New-Yorkais à la fois pressés et nonchalants. Un instant ils se fondent dans l’anonymat de la foule, ignorant tout ce qui ne les concerne pas directement. L’instant d’après, ils s’ouvrent à vous, en offrant de vous aider, ou tout simplement en vous souriant courtoisement. Ils nagent dans la vie urbaine comme les bancs de poisson dont on a l’impression qu’ils forment un tout, jusqu’à ce qu’on les observe un à un.

En parcourant la ville à pied, par ses grandes artères comme par ses petites rues, on découvre les mille visages de Manhattan. Pour bien l’apprécier, il faut lui poser des questions, vivre ses réponses, respirer avec elle. Nous l’avons questionnée sur bien des aspects, dont j’aurai le plaisir de vous informer dans les semaines à venir.

J’aurais voulu écrire directement de New York… Vous donner le pouls du voyage. Mais quand j’ai eu des accès Web, le temps me manquait ou encore la fatigue de mes longues marches tuait mon inspiration…

New York vue de l’Empire State Building

S’improviser reporter…

Je ne suis pas une journaliste. Je le répète souvent quand on me demande de parler de mon travail, mais cette semaine, je l’ai plutôt bien prouvé!

Au départ, Sophie et moi savions que nous partions en exploration avec ce premier voyage vert. Je croyais tout de même pouvoir revenir avec plus de matériel de valeur pour faire un reportage. Nous avons manqué de planification et de préparation générale, faute de temps et d’expérience! La réalité du terrain est tout autre que celle qu’on imagine dans le confort du bureau.

Sophie à Central Park

Sophie à Central Park
Caméra en main, nous avons sillonné la grosse pomme.

Une fois que nous l’avons constaté, nous avons eu la sagesse de ne pas tenter l’impossible, pour profiter au maximum de notre séjour. Pas de course folle pour ramener à tout prix des images, des entrevues, etc. Soyons réalistes! La solution n’est pas de courir, mais de partir à point… pour un prochain voyage!

En rafale

  • Petits havres de paix, les jardins communautaires apparaissent de temps à autres dans les quartiers fébriles, prisonniers de leurs clôtures verrouillées.
  • Comment la pauvre vieille dame parvient-elle à payer son loyer à Manhattan?
  • “Hello ladies!” Nous envoyaient ces messieurs, tout au long de la journée…
  • Les algues bleues prolifèrent aussi à Central Park.
  • Manhattan est agréable à parcourir en vélo-taxi.
  • Les clés magnétiques dans les hôtels, c’est pratique… tant qu’elles ne se démagnétisent pas, au cours de la nuit, alors qu’on se rend à la salle de bain commune…
  • Une adresse est habituellement une information précise et fiable. Ce n’est pas toujours le cas à Manhattan! Nous l’avons cherché, le 2 Park Avenue! Le resto était pourtant à quelques pas de notre hôtel, mais avait pignon sur la… 32e rue, au coin de Park South.
  • Un tour d’ascenseur à 18 $ par personne, avec contrôles de sécurité et longues files d’attentes… la preuve que parfois New York rit de ses touristes.

De l’enchantement au désenchantement

De l’enchantement au désenchantement
Plus on y regarde de près, moins le lac est charmant!
Les algues bleues y prolifèrent, donnant l’impression
qu’on a déversé des dizaines de litres de peinture dans l’eau.