Les longues palissades bigarrées des buildings. La mosaïque humaine et fluide de la foule. Le tintamarre incessant des voitures, camions, travaux de réfection. Et le soleil d’automne, rassurant, apaisant pour les deux filles du nord qui foulaient le sol new-yorkais.

Bryant Park, New York
Une très agréable semaine, en somme! New York me séduit chaque fois que je m’y rends. J’aime les New-Yorkais à la fois pressés et nonchalants. Un instant ils se fondent dans l’anonymat de la foule, ignorant tout ce qui ne les concerne pas directement. L’instant d’après, ils s’ouvrent à vous, en offrant de vous aider, ou tout simplement en vous souriant courtoisement. Ils nagent dans la vie urbaine comme les bancs de poisson dont on a l’impression qu’ils forment un tout, jusqu’à ce qu’on les observe un à un.
En parcourant la ville à pied, par ses grandes artères comme par ses petites rues, on découvre les mille visages de Manhattan. Pour bien l’apprécier, il faut lui poser des questions, vivre ses réponses, respirer avec elle. Nous l’avons questionnée sur bien des aspects, dont j’aurai le plaisir de vous informer dans les semaines à venir.
J’aurais voulu écrire directement de New York… Vous donner le pouls du voyage. Mais quand j’ai eu des accès Web, le temps me manquait ou encore la fatigue de mes longues marches tuait mon inspiration…

S’improviser reporter…
Je ne suis pas une journaliste. Je le répète souvent quand on me demande de parler de mon travail, mais cette semaine, je l’ai plutôt bien prouvé!
Au départ, Sophie et moi savions que nous partions en exploration avec ce premier voyage vert. Je croyais tout de même pouvoir revenir avec plus de matériel de valeur pour faire un reportage. Nous avons manqué de planification et de préparation générale, faute de temps et d’expérience! La réalité du terrain est tout autre que celle qu’on imagine dans le confort du bureau.

Sophie à Central Park
Caméra en main, nous avons sillonné la grosse pomme.
Une fois que nous l’avons constaté, nous avons eu la sagesse de ne pas tenter l’impossible, pour profiter au maximum de notre séjour. Pas de course folle pour ramener à tout prix des images, des entrevues, etc. Soyons réalistes! La solution n’est pas de courir, mais de partir à point… pour un prochain voyage!
En rafale
- Petits havres de paix, les jardins communautaires apparaissent de temps à autres dans les quartiers fébriles, prisonniers de leurs clôtures verrouillées.
- Comment la pauvre vieille dame parvient-elle à payer son loyer à Manhattan?
- “Hello ladies!” Nous envoyaient ces messieurs, tout au long de la journée…
- Les algues bleues prolifèrent aussi à Central Park.
- Manhattan est agréable à parcourir en vélo-taxi.
- Les clés magnétiques dans les hôtels, c’est pratique… tant qu’elles ne se démagnétisent pas, au cours de la nuit, alors qu’on se rend à la salle de bain commune…
- Une adresse est habituellement une information précise et fiable. Ce n’est pas toujours le cas à Manhattan! Nous l’avons cherché, le 2 Park Avenue! Le resto était pourtant à quelques pas de notre hôtel, mais avait pignon sur la… 32e rue, au coin de Park South.
- Un tour d’ascenseur à 18 $ par personne, avec contrôles de sécurité et longues files d’attentes… la preuve que parfois New York rit de ses touristes.

De l’enchantement au désenchantement
Plus on y regarde de près, moins le lac est charmant!
Les algues bleues y prolifèrent, donnant l’impression
qu’on a déversé des dizaines de litres de peinture dans l’eau.