Google, eau bouillante et gaz carbonique

14 janvier 2009

Brouhaha sur la blogosphère : faire une recherche sur Google produit des gaz à effet de serre. On crie au scandale puisque les serveurs de Google n’utilisent pas des énergies propres.

On compare les émissions de GES d’une simple requête à celles obtenues en faisant bouillir de l’eau à partir de l’électricité produite par une centrale au charbon.

Pourquoi cet étonnement? Personne ne vous a parlé du cycle de vie des produits et des services? Du fait que vous n’avez rien à jeter à la poubelle lorsque vous utilisez Internet, vous aviez déduit que cela ne produit aucun déchet?

Si on garde l’exemple de Google, avez-vous déjà imaginé l’ampleur de leurs bureaux? Le nombre de serveurs qu’il faut pour faire fonctionner cette méga-machine? La quantité d’énergie que ça prend pour d’abord produire tout ce dont Google a besoin, ensuite l’acheminer chez Google, le faire fonctionner, déplacer les gens qui le font fonctionner… On ne parle même pas de remplacer les composantes et d’en disposer convenablement.

Prenez cet exemple et appliquez-le à chaque service que vous utilisez. Vous comprendrez que votre bilan de gaz à effet de serre ne se limite plus à votre compte d’électricité et à l’essence dans votre véhicule.


Meetup.com: du virtuel au réel

29 juillet 2008

Un vidéo de CommonCraft m’a fait découvrir un outil web bien intrigant: Meetup.com.

Il s’agit d’un site qui permet de faire des rencontres par sujet d’intérêt. En personne. Des mini clubs sociaux, si on veut…

J’ai été surprise de constater que Montréal comptait près de 200 groupes, dont le plus gros est composé de 590 participants! Les intérêts représentés vont des sports aux arts, de la famille aux affaires… Juste pour la semaine en cours, et uniquement à Montréal, il y a 42 rencontres planifiées par les groupes de meetup.com. Et il y a des groupes un peu partout à travers le monde!

Vous en avez assez des groupes Facebook où il ne se passe rien? Vous aimeriez communiquer votre passion autrement que par votre clavier? Une visite sur Meetup.com vaut peut-être le coup!


Parfum de voiture neuve

22 juillet 2008

… vous aimez cette odeur caractéristique? Savez-vous ce qui sent « le char neuf » dans les faits?

En consultant le rapport publié aujourd’hui sur HealthyCar.org, vous changerez peut-être d’avis sur cette fragrance! Les guides annuels sur les produits chimiques dans les véhicules et dans les sièges d’auto pour enfants identifient les marques qui posent le moins de risques pour la santé et ceux qui présentent le pire portrait.

Les produits toxiques en cause : les ignifuges bromés, les PVC (qui dégagent des phtalates), le plomb et plusieurs autres.


L’insouciance du prédateur

11 juillet 2008

Comme on parcourt le paysage du haut de la montagne sans en voir la base, l’humain – trônant au sommet de la chaîne alimentaire – regarde l’horizon sans apercevoir ceux qui sont plus bas.

C’est la réflexion que je me suis faite récemment en me demandant comment il était possible que nous ne réagissions pas plus aux malheurs des écosystèmes, espèces menacées ou autre problèmes écologiques de notre époque. Pourtant, qui ignore que nous dépendons des plantes, des animaux et des cours d’eau pour survivre?

En tant que nouveau roi de la jungle, l’humain arrache la vie à ses proies. Enfin, plus ou moins directement de nos jours, puisque peu d’entre nous chassent pour se nourrir. Après des générations, il semblerait que le sacrifice de ces bêtes ne soit devenu qu’un acte banal. L’idée que nous sommes dépendants de la vie d’un animal pour assurer la nôtre a basculé : la fonction première de l’animal est de nous nourrir. Sa vie n’a d’autre sens, ni d’autre valeur.

Alors, pourquoi se soucier des alligators, des bélugas, des chauves-souris? Nous n’en mangeons pas, ils ne sont donc pas utiles! On peut substituer la notion alimentaire par celle monétaire. Une espèce dont nous ne tirons pas profit ne mérite pas d’être protégée.

Et lorsqu’on passe de la chaîne alimentaire à la chaîne économique, l’idée de prédateur est encore plus pernicieuse… Un humain dont on ne tire pas profit (ou qui nuit au profit) mérite-t-il quelque considération que ce soit?


Projet toxique

25 juin 2008

L’équilibre n’est pas uniquement l’habileté à se tenir sur un pied. L’équilibre est aussi présent, enfin on l’espère, quand on est assis sur sa chaise à roulettes, devant son écran.

Quand je vois sur mon blogue que mon dernier carnet remonte à près de deux mois, mon cœur de blogueuse se serre… Mais à bien y penser, voilà une saine réaction! Je vous explique.

La semaine dernière, je suis allée travailler à l’écart. Un chalet. Pas de téléphone. Pas d’internet non plus. Ou si peu. J’avais pour mission de revoir une quantité astronomique de documents pour un projet. J’étais en compagnie de deux amis, eux aussi en séance de rattrapage.

Je le savais déjà avant de partir. J’en ai eu la confirmation. Le projet sur lequel je bosse est envahissant et déprimant. J’aurai beau quitter mon bureau, aller sur une île paradisiaque pour travailler, il n’en demeurera pas moins que traiter des polluants chimiques et de leurs effets sur la santé n’a rien de réjouissant.

Si au moins, une fois l’ordinateur éteint, je pouvais simplement passer à autre chose! Comme l’ont constaté mes deux amis, c’est loin d’être le cas. J’en suis venue à me questionner sur tout. Le savon à mains, les ustensiles, le rembourrage si confortable du divan, les vêtements que je porte, le dentifrice que j’utilise… même en débouchant une bière, je me pose des questions!

Et le jour où je décide de faire comme si je ne savais rien de tout ça, d’ignorer ma petite voix scientifique, ce sont les autres qui posent les questions! Très dur sur l’équilibre!

Alors voilà. Je deviens allergique au projet. D’où le silence sur le blogue, puisque la plupart des nouvelles sur lesquelles j’y réagissais étaient liées à la santé et à l’environnement.

En fait, pas tant que ça. Maintenant que j’y reviens, je vois que j’ai aussi parlé d’autres choses! Il y a de l’espoir. La blogueuse en moi revient à la vie!

Mais, dites-moi… Comment vous sortez-vous des projets qui deviennent toxiques?


Travail autonome et motivation

29 avril 2008

Mon bureau fait moins de 200 pieds carrés. Deux postes de travail, trois cabinets muraux, une bibliothèque, un classeur, deux imprimantes, un scanneur, un garde-robe plein de patentes, une fenêtre, quatre plantes, deux babillards. Un téléphone aussi.

Mon poste de travail est enseveli sous la paperasse et les gadgets électroniques que j’oublie de ranger et qui finissent par se perdre entre deux dossiers, avec mes crayons préférés.

Les piles des projets ont fini par fusionner, ce qui n’est pas très pratique.

Ma boîte de réception d’Outlook débordait de courriels non classés.

Et ma liste de choses à faire s’allongeait considérablement. Tout y est urgent, il va sans dire.

Pourtant, tout l’avant-midi, j’ai classé des courriels, travaillé sur un truc par urgent du tout, téléphoné à mon chum au travail sans but précis.

La liste et ses nombreux points et sous-points m’implorent de leur porter attention. Ils savent mieux que moi que si je ne m’occupe pas d’eux, chaque point risque d’en souffrir un peu (ou beaucoup).

Le café n’a rien changé.

Écrire sur mon blog ne faisait pas partie de la liste.

Travailler de la maison, c’est chouette 80 % du temps. Mais les 20 % où la motivation s’absente, ce n’est pas joyeux.

Et on dirait qu’elle trouve le moyen de prendre congé quand l’horaire est le plus serré! Comme si je pouvais me passer d’elle quand l’agenda craque de partout!

L’aquarium aurait peut-être besoin d’un petit ménage.

Les CD sont en désordre, je pourrais les ranger en ordre de couleur…

Définitivement, ça ne semble pas vouloir s’arranger pour aujourd’hui!